Contre sommet de l’OTAN, Strasbourg 03/04/2009

Contre-sommet de l’OTAN: entre 20 et 30 blessés après une manifestation de clowns qui dégénèrent

Parti à 14h30 du camp du contre-sommet situé dans le quartier de Neuhoff Ganzau (sud de Strasbourg) en direction du Pont de l’Europe dans le but de bloquer l’arrivée des officiels du sommet de l’OTAN à Baden Baden, le CIRCA (regroupement de clowns européens) est rapidement bloqué. Le convoi, composé d’un bus rempli de 50 clowns, de 10 voitures et d’un certain nombre de médias, est stoppé à quelques kilomètres du camp, très loin du Pont de l’Europe.

La police exigeant le retour au camp du convoi, et celui-ci étant composé de clowns et de manifestants pacifiques, tout le monde fait demi-tour, encadré par un important dispositif policier.
Au niveau des cités de Neuhoff, les gens du quartiers, jeunes, enfants, femmes avec des poussettes, viennent rejoindre le joyeux convoi. Tandis que le bus retourne au camp, la moitié des clowns restent sur place, joue avec les habitants du quartiers, avec le curé, les gens présents dans une église, et avec la police, dans une ambiance très bon enfant. Pendant que les clowns du bus retournés au camp reviennent, des canons à eau allemands s’avancent, et malgré l’ambiance générale très détendue, la police précède à trois sommations pour la dispersion ainsi qu’à un petit tir de canon à eau. Les clowns, rejoints par une cinquantaines de personnes du camp, en rient en criant « A la douche », mais la police commencent tout de suite à lancer de nombreuses grenades lacrymogènes, sans se soucier du grand nombre de mères de famille et d’enfants présents. La police commencent alors à repousser les manifestants vers le camp, et à les séparer des gens du quartier solidaires.

Parallèlement aux grenades lacrymogènes aux gaz différents et puissants, de nombreuses grenades assourdissantes sont lancées, alors que les manifestants ne font aucunement preuve d’agressivité. Environ 1000 personnes du camp arrivent alors en renfort et construisent des barricades pour protéger le camp, tandis que les grenades assourdissantes pètent de partout au hasard, leurs éclats tombant dans des jardins, brisant des vitres d’habitations, et blessant plusieurs personnes, dont certaines sérieusement. Bilan: entre 20 et 30 blessés par ces fameuses grenades assourdissantes (par brûlures ou entailles) dont certains ont dû subir des interventions chirurgicales (notamment des points de suture), alors même qu’aucune charge ou affrontement direct n’a eu lieu. « J’ai assisté à beaucoup d’émeutes », témoigne un manifestant, « mais je n’ai jamais vu de telles grenades ni de telles blessures ». Des doutes sur la légalité de ce type de grenades assourdissantes et de ce type de gaz CS étant en effet soulevés, les douilles retrouvées à terre sont actuellement expertisées par la Legal Team du contre-sommet.

HELENE JEANMOUGIN

Photo Tomagnetik

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